(incomplet)

Comment mesurer le niveau de délinquance ?


A. Le mode de construction des statistiques officielles

– Délinquance = actes qui enfreignent lois > punis pénalement (délits et crimes) c’est dons un sous ensemble de la déviance. Mesure délinquance faite principalement par des institutions spécialisées police gendarmerie (enregistrent dépôts plainte) justice (publie chiffre des personnes condamnées)

– Or cette mesure dépend en partie activité de ces institutions, qui peuvent enregistrer certaines infractions plutôt que d’autres, soit car ça répond priorité politique (lutte contre délinquance juvénile, chiffres qui baissent après une élection), soit gonfler les chiffres s’attaquant cibles faciles (consommateur cannabis pas chef du réseau car par rentable) afin de garder un bon taux d’arrestation et donc de garder leur poste.

– Avant les vols de portable étaient comptés dans les stats, du coup le chiffre de la délinquance ne faisait qu’augmenter, maintenant plus compté il baisse, mais les policiers les classent direct par manque de temps, ils en sont submergés. Au final délinquance n’a pas baissé : si la stat baisse c’est peut-être juste que la perception de cette stat a baissé.

– Artefact statistique : délinquance mineure avant jamais signalée policier faisaient leçons de morales, puis une directive a dit de la signaler alors tout le monde a cru qu’elle augmentait beaucoup mais pas du tout, c’est juste que maintenant on la voit. AS si on ne comptait pas de la même manière avant, on ne peut pas comparer les données sinon on peut croire qu’ils augmentent car la mesure est devenue + précise, « sous réserve que les conds d’enre n’ont pas changé » exemple trou noir.

– Médis : honnêteté utopique ils devraient dire toute la délinquance. S’ils disent dans les faits divers par jour 5, 10 ,15 20…citoyen moyen va croire monde s’écroule alors en réalité vrais chiffres 10k, 9k, 8k… engendre manipulation politique ex papy voise > Le Pen 20%.

– Toujours relativiser les chiffres au nombre de jour et à la population, en moyenne un français va être confronté à la délinquance tous les 4 à 5 ans (va-vd/vd).

B. L’apport des enquêtes de victimisation

– Utile pour étudier analyser chiffres car stats officielles reflètent pas totalité actes délinquants : certaines victimes déposent pas plainte (honte, peur des représailles, trouve la police inefficace…), certaines infractions ne font pas de victimes directes. L’écart entre délinquance « observée » et délinquance « réelle » = chiffre noir de la délinquance.

– Sociologues tenté améliorer ces mesures par enquêtes de victimisation, en recueillant sur échantillon de la population le nombre de personnes victimes infraction, que porté plainte ou pas. Mesure qui ressort de l’enquête est systématiquement plus élevée que celle stats police mais peut arriver à une surestimation de la réalité (échantillon très victime, mensonges, pas la même définition de ce qu’est la délinquance), biais d’enquête : n’arrive pas à la mesurer complètement.

C. Fonctionnement judiciaire

– Tout présumé coupable a le droit procès, 3 pouvoirs séparés législatif exécutif judiciaire. Avant on disait inculpé, maintenant on dit mis en examen, pour pas que ça soit négatif, à cause des politiques qui le sont beaucoup (mais disaient inculpés pour le bas peuple…). Il y a bien une justice à deux vitesse riches/pauvres car avocats qui cherchent la petite bête. Une stratégie est la course de lenteur : on paye un avocat qui fait trainer retarde les procédures fait appel en attendant la prescription. La justice selon le zèle des juges et des avocats ira plus ou moins vite.

 

DM « Pourquoi y a-t-il de la déviance » (18/20)

Un comportement est qualifié de déviant s’il n’est pas conforme aux normes ou aux valeurs du groupe ou de la société. Celui-ci peut aller jusqu’à devenir un comportement de délinquance, et enfreindre les normes juridiques de la société. Intervient alors le contrôle social pouvant être séparé en deux types distincts : informel, il sera constitué des désapprobations et sanctions morales données par les groupes sociaux de l’individu et notamment le groupe primaire ; formel, l’individu sera sanctionné officiellement par les institutions spécialisées.
On pourra donc s’interroger sur les origines et les raisons de la déviance. Après avoir montré dans un premier temps que la déviance est une conséquence de situation d’anomie, nous verrons dans un second temps qu’elle est aussi le résultat d’interaction sociales.

Tout d’abord, la déviance est une conséquence des situations d’anomie, c’est-à-dire une situation où les règles sociales sont affaiblies. Les individus, ayant perdu leurs repères habituels, ne savent donc plus orienter leurs conduites, selon le sociologue Emile Durkheim. L’individu va donc suivre des règles fondées sur ses intérêts privés et l’individualise, et cela favorise la transgression des normes. Les situations d’anomie sont souvent caractérisées caractérisées par une inéquation entre moyens et objectifs (entre ce que l’on peut espérer et ce que l’on peut obtenir). Dans un groupe, certains objectifs partagés par les membres du groupe sont socialement valorisés, et chaque société établit une liste des moyens légitimes et reconnus comme acceptables pour atteindre le but valorisé. Cependant, selon le sociologue américain Robert King Merton, il y a un décalage entre les moyens et les objectifs car ces derniers sont difficilement accessibles. La déviance apparait alors comme un moyen de résoudre ces contradictions. Merton qualifie « d’innovation » le fait d’adhérer au valeur et au but du groupe, mais de ne pas avoir les moyens légitimes pour y accéder, et d’avoir donc recours à des moyens illégaux pour atteindre le but souhaité. Par exemple, un individu qui désire s’enrichir mais n’a aucun argent ni aucune éducation au départ va utiliser des moyens illégaux pour gagner de l’argent, comme le vol d’objets de valeur ou le trafic de drogue.

Ensuite, la déviance est le résultats d’interactions sociales. Pour Howard Becker, il faut d’abord commencer par inverser le regard porté sur la déviance : ne plus regarder le déviant mais ceux qui vont le désigner comme déviant, le « contrôleur » plutôt que le « contrôlé ». S’il n’y avait pas de contrôle social, il n’y aurait donc pas de déviance, puisque l’individu déviant est considéré comme tel seulement si les groupes sociaux auxquels il appartient décident de lui coller cette étiquette. Selon Becker, cet étiquetage est le résultat d’une série d’interaction sociales : tous les individus fonctionnement en poursuivants la satisfaction de leurs propres intérêts ; les uns pour cela élaborent des normes et les font appliquer, les autres sont amenées à s’écarter de ces normes toujours pour satisfaire leurs propres intérêts, et leurs actes sont alors qualifiés de déviants par les élaborateurs de normes. Pour illustrer cela, observons la situation suivante : un individu est monté dans le train sans payer de billet, il a donc fraudé pour satisfaire son intérêt d’économiser de l’argent ; mais aucun des autres passagers ne l’a remarqué. Arrivent des contrôleurs, qui vérifient les billets des passagers dans l’intérêt de faire gagner de l’argent à l’entreprise qui les embauche ; ils constatent que l’individu n’a pas de billet. Les contrôleurs et les autres passagers l’étiquettent donc comme déviant : leur comportement envers lui s’en retrouvera certainement modifié : ils ne lui adresseront plus la parole par exemple. Pourtant, si les contrôleurs n’étaient pas passés, l’individu n’aurait jamais été étiqueté comme déviant : c’est donc bien le contrôle social qui créé la déviance.

Pour conclure, nous pouvons dire que la déviance tient son origine des situations d’anomies, dans lesquelles les décalages entre les objectifs difficilement atteignables et les moyens de les atteindre considérés par la société comme légitimes sont souvent « solutionnés » par la déviance ; elle est également le résultat d’interactions social, car c’est au final le contrôle social qui créé la déviance.

Chapitre 7 : Contrôle social et déviance

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