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Introductions toutes faites et adaptables

Mouvement et contexte historique > Présentation de l’auteur > Présentation de l’oeuvr et situation du passage dans l’oeuvre > Présentation du passage > Annonce de la problématique > Annonce du plan.

Poésie

LA PLEIADE ET RENAISSANCE

La pléiade est un groupe de 7 poètes français du 16e sicèle, dont le but était de renouveler et de donner de l’importance à la langue française. On peut citer notamment Du Bellay et Ronsard comme membres célèbres de la Pléiade. Ce groupe, qui s’inscrit dans le mouvement de la Renaissance, période de renouveau artistique et culturel en europe, a également pour objectif de créer une rupture avec le Moyen-Age et de remettre l’art Antique au gout du jour, comme on peut le voir dans le manifeste « Defense et illustration de la langue française » signé Du Bellay.

ROMANTISME

Le romantisme est un mouvement culturel et littéraire du début du 19e siècle (dont le chef de file était Victor Hugo) qui s’est developpé en parrallèle au « mal du siècle » qui a touché la jeune génération de nobles déchus socialement suite aux évennements politiques du pays, comme on peut le voir dans « La Confession d’un Enfant du Siècle », autobiographie d’Alfre de Musset. Ce mouvement s’oppose donc au monde matérialiste, et prévilégie un retour au moi et à l’individualité, à l’expression du lyrisme personnel, prenant pour thèmes courants la nature et l’amour.

LE SURREALISME

Le surréalisme est un mouvement artistique du XX e siècle né après la 1GM et en réaction au traumatisme que la violence et l’horreur des combats ont causé. Ce mouvement est défini par André Breton, le chef de file du mouvement, dans son « Manifeste du surréalisme » publié en 1924 et il a pour but de produire une littérature libre de tout contrôle exercé par la conscience et la raison. Les thèmes privilégiés des auteurs surréalistes sont le rêve, l’amour, la femme, le désir, le hasard…

 

Roman

REALISME ET NATURALISME

Le réalisme et le naturalisme sont deux mouvements littéraires du 19e siècle, qui concernent surtout le genre du roman et qui ont pour but de retranscrir le réel sans l’idéaliser et d’écrire l’histoire des moeurs de leur époque en se basant sur une documentation précise, bien que le naturalisme ait une démarche plus scientifique encore que le réalisme. Les auteurs réalistes et naturalistes accordent de l’importance aux classes populaires au même titre qu’aux classes aisées, et s’intéressent à des thèmes comme l’héridité, l’influence du milieu social, le monde industriel, ou encore les maux de la société tels que l’addiction par exemple…

Guy de Maupassant utilise ces procédés, et, bien qu’il se définisse comme étant à l’écart de tout mouvement, il a pu, grâce à sa mère passionnée de littérature, rencontrer de grands auteurs du 19e siècle comme Zola, Flaubert ou encore les frères Goncourt.

Le texte que nous allons voir est extrait du roman naturaliste et réaliste Pierre et Jean, publié en 1888, qui est un roman psychologique mettant en scène une famille bourgoise du 19e siècle détruite par l’adultère de la mère.

 

L’argumentation

HUMANISME

L’humanisme est un courant culturel et philosophique européen du 16e siècle, qui place l’homme au centre des préoccupations. Il se developpe dans un contexte politique de guerres de religion entre catholiques et protestants. Il se caractérise plus précisément par la foi en l’homme, la volonté de developpement de l’esprit critique de chacun, le détachement voir le refus du dogme religieux pour aller vers une conception du monde plus scientifique, et l’intérêt pour la connaissance. Ils sont ouverts d’esprit sur les autres cultures comme par exemples celles découvertes en Amérique. Ce courant s’inscrit dans le mouvement de la Renaissance, période de renouveau artistique et culturel en europe qui a pour objectif de créer une rupture avec le Moyen-Age et de remettre l’art Antique au gout du jour.

LES LUMIERES

La philosophie des lumières est un courant de pensée en partie inspiré de l’humanisme qui se développe en Europe au 18e siècle dans un contexte politique où la monarchie est de plus en plus critiquée et où la classe bourgeoise se developpe intellectuellement et économiquement, et conteste les privilèges de la noblesse, car les bourgeois souhaitent également accéder au pouvoir. Les lumières doivent leurs noms à la métaphore des «lumières de la raison», qui dissipent les ténèbres de l’obscurantisme et de l’ignorance. Ils prônent principalement l’usage de la raison, la tolérance, la liberté et l’égalité, la foi dans le progrés, et ils s’opposent à l’escalvage, au dogme religieux en prônant le déisme et à la monarchie absolue en demandant une monarchie constitutionnelle. Les idéaux de ce mouvement contribueront à la réussite de la Révolution de 1789 et à l’abolition de l’esclavage en 1848.

FIGARO

« La folle journée ou Le mariage de Figaro » est une comédie en cinq actes de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais, qui était un dramaturge, un musicien, un homme d’affaires et un espion pour le compte du roi. Cette pièce a été écrite en 1778 et jouée seulement en 1784, ayant été interdite à la représentation pendant 6 ans car les censeurs du roi la jugeaient dangereuse, étant donné qu’elle prône des idées révolutionnaires comme par exemple la liberté d’expression. Elle est le 2e volet d’une trilogie racontent l’histoire de la famille Almaviva, elle est donc précédée de la pièce « Le Barbier de Séville » et suivie de « La mère coupable ».

Les registres

Un registre est déterminé par l’émotion, la sensation que transmet un texte. Chaque registre peut donc être retrouvé dans tous les genres littéraires.

Registre Procédés caractéristiques Effet recherché
Comique – Jeux sur les mots
– Effets de chute, de rupture et de décalage
– Répétitions mécaniques des mots ou de situation
– Ironie
– Imitation burlesque (sujet sérieux dans un style bas)

 

Faire rire ou sourire
Didactique – Lexique de la pédagogie
– Tournures de l’ordre et du conseil (impératifs et futur à valeur injonctive)
– Progression logique du propos (expression de la cause et de la conséquence), style clair facilement compréhensible
– Recours à l’exemple

 

Instruire, transmettre un savoir.
Epidictique – Implication du destinataire : apostrophe et adresses au lecteur, questions oratoires.
– Implication du locuteur : marques de la première personne, modalisateurs, marques de jugement.
– Rythmes éloquents amples, périodes.
– Lexique chargé de valeur (Bien/Mal, etc.)

 

Louer ou blâmer.
Epique – Procédés d’insistance et d’amplification (hyperboles, superlatifs, gradations, rythmes croissants).
– Amples périodes.
– Champs lexicaux de l’héroïsme, de l’exploit, du merveilleux.

 

Donner aux êtres, aux choses, aux événements une dimension qui les dépasse (héroïsation).
Fantastique – Expression du doute (modalisation, interrogation).
– Ruptures de la narration et jeux sur la focalisation.
– Champs lexicaux de la peur, de l’étrange, du monstrueux.

 

Susciter l’incertitude, le trouble, l’angoisse, la peur.
Lyrique – Marques de la première personne (forte implication de celui qui parle).
– Marques d’expressivité (phrases exclamatives et interrogatives, vocatifs).
– Musique de la phrase (harmonie rythmique et sonore).

 

Exprimer ses sentiments personnels et les faire partager (joie ou tristesse, bonheur ou mélancolie…).
Pathétique – Interjection et apostrophes.
– Phrases exclamatives.
– Rythmes brisés.
– Lexique des émotions (souffrance, pitié, peur…).

 

Emouvoir le destinataire, éveiller sa compassion.
Polémique – Marques de la première personne.
– Procédé de dévalorisation (métaphores dépréciatives, antiphrases ironiques).
– Procédés d’insistance (anaphores, accumulations).
– Apostrophes.
– Provocations.
– Lexique de l’émotion (indignation, surprise).

 

Défendre ses idées. Opposer ce que l’énonciateur juge bon à ce qu’il juge mauvais, dénoncer un adversaire en cherchant à le discréditer.
Réaliste – Détails descriptifs.
– Précisions spatio-temporelles (références réelles).
– Dialogue au discours direct.
– Champs lexicaux de la vie sociale (métiers, ville…).

 

Faire passer la fiction pour vraisemblance.
Produire l’illusion du vrai.
Satirique – Antiphrases.
– Caricatures : figures de l’exagération (hyperboles…).
– Naïveté feinte ou éloge paradoxale.
– Allusions et sous-entendus.

 

Dénoncer des comportements, des défauts ou des personnes en se moquant. Visée argumentative.
Tragique – Futur prophétique.
– Style solennel.
– Figures d’insistance.
– Exclamations et interjections.
– Champs lexicaux du sacrifice et de la mort, de la fatalité et du désespoir.
Montrer qu’il n’y a plus d’espoir, faire naître la crainte et la pitié.

Figures de style

Figure de style Définition Exemple
ALLEGORIE n.f. Personnification d’une idée abstraite – Ô Mort, vieux capitaine, il est temps !
ALLITERATION n.f. Répétition d’une ou de plusieurs consonnes dans un groupe de mots Allitération en [s]
Cassandre sous son
Capuce
ANAPHORE n.f. Répétition d’une même expression ou d’un même mot en début de phrase ou de vers – Partout l’image idée, partout la pensée fleur, partout les fruits
– Anaphore de « il y a »
ANTITHESE n.f. 2 termes de sens opposés dans une même phrase – Le navire était noir, mais la voile était blanche
ASSONANCE n.f. Répétition d’une même voyelle dans un groupe de mots Assonance en [u] dans
Qui ne les eût à ce vêpre cueillies
Chutes à terre elles fussent demain.
CHIASME n.m. Structure en croix qui associe 2 termes deux à deux sans nécessairement qu’ils aient un rapport de sens – Il regarde longtemps, longtemps cherche sans voir- Ces murs, maudits par dieu, par Satan profanés
COMPARAISON n.f. Etablir un parallèle entre un comparé et un comparant à l’aide d’un mot-outil (comme, semblable à…) – Tes yeux sont bleus comme le ciel
ENUMERATION n.f.,
ACCUMULATION n.f.
Juxtaposition d’une série de termes – Un gros meuble à tiroirs encombrés de bilans, de vers, de billets doux, de procès, de romances
EUPHEMISME n.m. Formulation adoucie d’une idée qui pourrait paraître trop brutale – Les non-voyants (aveugles)– Il s’est éteint (il est mort)
GRADATION n.f. Succession de mots ou d’expressions de sens voisins et dont l’ordre traduit une progression croissante ou décroissante – elles piaillaient, beuglaient, hurlaient.
HYPERBOLE n.f. Exagération dans le choix des mots – Un bruit à réveiller un mort
IRONIE n.f. Dire le contraire de ce que l’on pense – C’est malin ! (c’est idiot)– Surtout ne te presse pas !
LITOTE n.f. Utilisation d’une expression suggérant beaucoup plus que ce qu’elle dit réellement – Ce n’est pas mauvais (c’est bon)– Va, je ne te hais point (je t’aime)
METAPHORE n.f. Etablir une assimilation entre un comparé et un comparant qui sont rapprochés sans outils de comparaison.
Une métaphore filée est développée et poursuivie sur plusieurs mots.
– Et tes mains, feuilles de l’automne- Les étoiles volaient dans les branches des arbres
METONYMIE n.f. Remplacer un élément par un autre élément appartenant au même ensemble logique (contenu -> contenant ; partie -> tout) – Boire un verre
– Manger son assiette
OXYMORE n.m. Réunir à l’intérieur d’une même expression deux mots aux sens opposés – Une obscure clarté
PERIPHRASE n.f. Remplacer un terme par une expression qui le définit – La capitale de la France- Le roi des animaux
PERSONNIFICATION n.f. Attribuer des qualités humaines à un objet inanimé – Cette rose aimable comme toi- Un soleil voit naître et mourir la rose
PLEONASME n.m. Répétition superflue de termes – Un géant vraiment grand- Descendre en bas
SYNECDOQUE n.f. Remplacer un mot par un autre ayant une relation d’inclusion avec celui-ci (la partie pour le tout ou le tout pour la partie). Cas particulier de la métonymie
(cause par effet, contenant par contenu…).
Le tout pour la partie :
– Metz a gagné la finale (pour « l’équipe de foot de Metz »…)

La partie pour le tout :
– Je quitterai bientôt ces murs (pour « cette maison »)

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