Tous les cours dans SES Première

Chapitre 7 : Contrôle social et déviance

CHAPITRE INCOMPLET

En cours de construction

 

Comment mesurer le niveau de délinquance ?


A. Le mode de construction des statistiques officielles

– Délinquance = actes qui enfreignent lois > punis pénalement (délits et crimes) c’est dons un sous ensemble de la déviance. Mesure délinquance faite principalement par des institutions spécialisées police gendarmerie (enregistrent dépôts plainte) justice (publie chiffre des personnes condamnées)

– Or cette mesure dépend en partie activité de ces institutions, qui peuvent enregistrer certaines infractions plutôt que d’autres, soit car ça répond priorité politique (lutte contre délinquance juvénile, chiffres qui baissent après une élection), soit gonfler les chiffres s’attaquant cibles faciles (consommateur cannabis pas chef du réseau car par rentable) afin de garder un bon taux d’arrestation et donc de garder leur poste.

– Avant les vols de portable étaient comptés dans les stats, du coup le chiffre de la délinquance ne faisait qu’augmenter, maintenant plus compté il baisse, mais les policiers les classent direct par manque de temps, ils en sont submergés. Au final délinquance n’a pas baissé : si la stat baisse c’est peut-être juste que la perception de cette stat a baissé.

Artefact statistique : délinquance mineure avant jamais signalée policier faisaient leçons de morales, puis une directive a dit de la signaler alors tout le monde a cru qu’elle augmentait beaucoup mais pas du tout, c’est juste que maintenant on la voit. AS si on ne comptait pas de la même manière avant, on ne peut pas comparer les données sinon on peut croire qu’ils augmentent car la mesure est devenue + précise, « sous réserve que les conds d’enre n’ont pas changé » exemple trou noir.

– Médis : honnêteté utopique ils devraient dire toute la délinquance. S’ils disent dans les faits divers par jour 5, 10 ,15 20…citoyen moyen va croire monde s’écroule alors en réalité vrais chiffres 10k, 9k, 8k… engendre manipulation politique ex papy voise > Le Pen 20%.

– Toujours relativiser les chiffres au nombre de jour et à la population, en moyenne un français va être confronté à la délinquance tous les 4 à 5 ans (va-vd/vd).

B. L’apport des enquêtes de victimisation

– Utile pour étudier analyser chiffres car stats officielles reflètent pas totalité actes délinquants : certaines victimes déposent pas plainte (honte, peur des représailles, trouve la police inefficace…), certaines infractions ne font pas de victimes directes. L’écart entre délinquance « observée » et délinquance « réelle » = chiffre noir de la délinquance.

– Sociologues tenté améliorer ces mesures par enquêtes de victimisation, en recueillant sur échantillon de la population le nombre de personnes victimes infraction, que porté plainte ou pas. Mesure qui ressort de l’enquête est systématiquement plus élevée que celle stats police mais peut arriver à une surestimation de la réalité (échantillon très victime, mensonges, pas la même définition de ce qu’est la délinquance), biais d’enquête : n’arrive pas à la mesurer complètement.

C. Fonctionnement judiciaire

– Tout présumé coupable a le droit procès, 3 pouvoirs séparés législatif exécutif judiciaire. Avant on disait inculpé, maintenant on dit mis en examen, pour pas que ça soit négatif, à cause des politiques qui le sont beaucoup (mais disaient inculpés pour le bas peuple…). Il y a bien une justice à deux vitesse riches/pauvres car avocats qui cherchent la petite bête. Une stratégie est la course de lenteur : on paye un avocat qui fait trainer retarde les procédures fait appel en attendant la prescription. La justice selon le zèle des juges et des avocats ira plus ou moins vite.

 

DM « Pourquoi y a-t-il de la déviance » (18/20)

Un comportement est qualifié de déviant s’il n’est pas conforme aux normes ou aux valeurs du groupe ou de la société. Celui-ci peut aller jusqu’à devenir un comportement de délinquance, et enfreindre les normes juridiques de la société. Intervient alors le contrôle social pouvant être séparé en deux types distincts : informel, il sera constitué des désapprobations et sanctions morales données par les groupes sociaux de l’individu et notamment le groupe primaire ; formel, l’individu sera sanctionné officiellement par les institutions spécialisées.
On pourra donc s’interroger sur les origines et les raisons de la déviance. Après avoir montré dans un premier temps que la déviance est une conséquence de situation d’anomie, nous verrons dans un second temps qu’elle est aussi le résultat d’interaction sociales.

Tout d’abord, la déviance est une conséquence des situations d’anomie, c’est-à-dire une situation où les règles sociales sont affaiblies. Les individus, ayant perdu leurs repères habituels, ne savent donc plus orienter leurs conduites, selon le sociologue Emile Durkheim. L’individu va donc suivre des règles fondées sur ses intérêts privés et l’individualise, et cela favorise la transgression des normes. Les situations d’anomie sont souvent caractérisées caractérisées par une inéquation entre moyens et objectifs (entre ce que l’on peut espérer et ce que l’on peut obtenir). Dans un groupe, certains objectifs partagés par les membres du groupe sont socialement valorisés, et chaque société établit une liste des moyens légitimes et reconnus comme acceptables pour atteindre le but valorisé. Cependant, selon le sociologue américain Robert King Merton, il y a un décalage entre les moyens et les objectifs car ces derniers sont difficilement accessibles. La déviance apparait alors comme un moyen de résoudre ces contradictions. Merton qualifie « d’innovation » le fait d’adhérer au valeur et au but du groupe, mais de ne pas avoir les moyens légitimes pour y accéder, et d’avoir donc recours à des moyens illégaux pour atteindre le but souhaité. Par exemple, un individu qui désire s’enrichir mais n’a aucun argent ni aucune éducation au départ va utiliser des moyens illégaux pour gagner de l’argent, comme le vol d’objets de valeur ou le trafic de drogue.

Ensuite, la déviance est le résultats d’interactions sociales. Pour Howard Becker, il faut d’abord commencer par inverser le regard porté sur la déviance : ne plus regarder le déviant mais ceux qui vont le désigner comme déviant, le « contrôleur » plutôt que le « contrôlé ». S’il n’y avait pas de contrôle social, il n’y aurait donc pas de déviance, puisque l’individu déviant est considéré comme tel seulement si les groupes sociaux auxquels il appartient décident de lui coller cette étiquette. Selon Becker, cet étiquetage est le résultat d’une série d’interaction sociales : tous les individus fonctionnement en poursuivants la satisfaction de leurs propres intérêts ; les uns pour cela élaborent des normes et les font appliquer, les autres sont amenées à s’écarter de ces normes toujours pour satisfaire leurs propres intérêts, et leurs actes sont alors qualifiés de déviants par les élaborateurs de normes. Pour illustrer cela, observons la situation suivante : un individu est monté dans le train sans payer de billet, il a donc fraudé pour satisfaire son intérêt d’économiser de l’argent ; mais aucun des autres passagers ne l’a remarqué. Arrivent des contrôleurs, qui vérifient les billets des passagers dans l’intérêt de faire gagner de l’argent à l’entreprise qui les embauche ; ils constatent que l’individu n’a pas de billet. Les contrôleurs et les autres passagers l’étiquettent donc comme déviant : leur comportement envers lui s’en retrouvera certainement modifié : ils ne lui adresseront plus la parole par exemple. Pourtant, si les contrôleurs n’étaient pas passés, l’individu n’aurait jamais été étiqueté comme déviant : c’est donc bien le contrôle social qui créé la déviance.

Pour conclure, nous pouvons dire que la déviance tient son origine des situations d’anomies, dans lesquelles les décalages entre les objectifs difficilement atteignables et les moyens de les atteindre considérés par la société comme légitimes sont souvent « solutionnés » par la déviance ; elle est également le résultat d’interactions social, car c’est au final le contrôle social qui créé la déviance.

Chapitre 6 : Groupes et réseaux sociaux

A. Des groupes sociaux aux catégories statistiques

1. A quelle condition peut-on parler d’un groupe social ?

Un groupe social, c’est plus qu’une somme d’individus avec situation commune (file…). Cela regroupe trois conditions :

  • situation commune et caractéristiques similaires
  • interactions et relations sociales entre les individus du groupe (critère objectif de Merton)
  • sentiment commun d’appartenance : les individus se reconnaissent et sont reconnus comme membres du groupe (critère subjectif)

2. Quelle est la différence entre une catégorie statistique (ex PCS) et groupe social ?

  • Une catégorie statistique peut désigner groupe latent (situation commune et similitudes, intérêts communs).
  • Ce groupe latent devient un groupe d’intérêt manifeste quand il y a prise de conscience de leur intérêt commun.
  • Ce groupe d’intérêt manifeste devient un groupe social quand les membres prennent conscience de leurs intérêts communs ET interagissent entre eux.

Les ont été PCS créées par Jean Porte en 1954, et remaniées en 1982 puis en 2003. Elles sont des catégories statistiques nominales : les individus sont caractérisés par une homogénéité sociale (caractères communs mesurables) qui va leur faire adopter, en moyenne, les mêmes comportements. La nomenclature basée sur statut juridique, métiers, revenus…afin de former 6 groupes.

Tendances actuelles : baisse numérique de la classe des ouvriers, augmentation de celles des professions intermédiaires, pour le moment les employés sont les plus nombreux mais les professions intermédiaires seront peut-être bientôt devant. Les PCS sont un système spécifique français, qui a connu un fort succès. Les identification et interactions entre individus ont rapprochés les PCS du statut de groupe social, mais ce phénomène est en baisse en baisse depuis 2010 au profit nouveaux groupes latents (étrangers français, jeunes retraités, urbains péri ruraux…)


B. La diversité des groupes possibles et la structuration de la société

1. Groupes primaires et secondaires

On peut distinguer deux types de groupes :

  • Les groupes primaires : de petite taille, on y a des relations interpersonnelles fortes, répétées, directes et intimes. Les règles y sont implicites informelles, on y trouve une forte cohésion sociale, un sentiment d’unité du tout, de la solidarité, une identité collective, une transmission de normes et de valeurs.
  • Les groupes secondaires : groupes plus large, avec des relations plus superficielles et moins intimes. Pour avoir des objectifs communs, ces groupes ont besoin de règles formelles. Ils n’ont pas les mêmes rôles, mode de fonctionnement, degré de cohésion.

2. La stratification sociale

Selon Weber, les groupes sociaux disposent d’une quantité inégale ressources (économiques, genre de vie, pouvoir, prestige social) selon la valorisation, hiérarchisation sociale. Certains groupe sociaux sont plus fondamentaux que d’autres (ouvriers par rapport aux joueurs échecs), c’est une question d’enjeu social. Marx considère que les groupes sont les ouvriers/bourgeois et pense que les ouvriers doivent se révolter. Ces groupe sociaux en hiérarchie sociale forment stratification sociale. S’il sont fermés, qu’il n’y pas de mobilité social possible, ce sont des castes, comme en Inde.


C. La diversité des liens et sentiments d’appartenances

1. Les liens à l’intérieur du groupe social

Les liens dans le groupe social sont de différentes natures : directs ou indirect (intermédiaire, impôts/aides) économiques, civique, interpersonnels, de solidarité.

Quatre formes de liens s’entrecroisent et apportent la protection (compter sur, solidarité) et la reconnaissance (compter pour, construction de l’identité) :

  • lien de filiation (parent, enfant)
  • lien de participation élective (ami, conjoint, association, qui sont un support important)
  • lien de participation organique (travail, syndicat, parti)
  • lien de citoyenneté (pays, droits, devoirs)

Avoir ces 4 liens garantit l’intégration sociale de l’individu (sentiment d’appartenance, de solidarité, interactions fréquentes). Les liens s’entrecroisent, on peut par exemple faire d’un collègue un ami.

2. La conscience d’appartenance

« Se sentir ». Son développement s’explique par la socialisation. Ensuite, le groupe d’appartenance va influencer les comportements sociaux, et développer une identité sociale (chacun se socialise et adhère à des normes et des valeurs qui vont influencer son comportement).

Au 20e siècle Simmel observe une diversification des appartenances : une individu appartient à plusieurs groupes, il va donc adopter plusieurs rôles différents. A lier à la socialisation anticipatrice.

D. Les réseaux sociaux : une forme de coordination et de sociabilité

1. Préalable : rappel sur l’approche sociologique

On constate deux approches sociologiques de base, et une 3e qui s’est développée avec la sociologie des réseaux sociaux :

  • Holisme : partir du tout pour expliquer les comportements individuels, explique des faits sociaux par d’autres faits sociaux
  • Individualisme : partir des actions de l’individus pour expliquer la société
  • Interactionnisme : s’intéresse aux relations pour faire le lien entre analyse individuelle et groupe, diversité et multiplication des liens individuels amènent à la société, une réalité collective contraignante

2. Le réseau social : des acteurs reliés

Réseau social : ensemble d’acteurs reliés par des relations ou des interactions sociales plus ou moins fortes et fréquentes, physiques ou virtuelles. Ce qui compte le plus sont critères d’appartenance relationnels (groupes formels ou informels), et le moins les critères démographiques (âge, classe, …). Sociabilité : forme et intensité de l’ensemble des relations sociales compte tenu de la forme et de la force des liens (critères de sociabilité : respect de l’interlocuteur, prise de parole, capacité d’amitié, capacité à tenir une conversation). Tous les individus sont plus ou moins reliés et on mesure cela avec un sociogramme. Les réseaux sociaux comme Facebook et twister ne sont qu’une « variante » de réseaux sociaux. De plus, l’expérience de Milgram sur le petit monde démontre que nous sommes tous entre 4 et 6 degrés (personnes) les uns des autres.

3. Sociologie des réseaux

Le développement d’outils spécifiques a permis de mesurer et de visualiser les réseaux. Le sociogramme, inventé en 1933 par Moreno, montre quels individus les autres individus préfèrent ou rejettent.

On observe plusieurs types de formations grâce aux sociogrammes :

  • des relations en dyade, triade
  • des relations unilatérales soit des chaînes
  • la formation de groupes isolés qui sont des cliques fermées
  • des trous structuraux, le fait qu’il n’y ait pas de relations entre B et C, qui sont reliés par A dans la tryade. C’est un avantage de capital social pour A car il peut faire circuler l’information ou identifier une compétence et procéder à la mise en relation avec l’individu qui en a besoin. C’est d’autant plus vrai si B et C sont des groupes (s’engage pour ces mécanismes le critère de la confiance en A).

On aboutit à la conclusion du statut sociométrique de l’individu (est-il isolé, meneur ?).  Les réseaux en économie : loi de Metcalfe (la croissance du réseau est exponentielle car plus il y a de gens sur un réseau et plus les gens y viennet, effet de réseau croisé + « L’utilité d’un réseau est proportionnelle au carré du nombre de ses utilisateurs. ») qui favorise les monopoles (comme Facebook ou blablacar)

4. Le réseau social, source de capital social

Pour mobiliser une relation sous forme de capital social, il faut passer par plusieurs étapes : avoir une relation faible ou forte > notre relation a la ressource mobilisable en sa possession > elle a une volonté de nous aider > cela permet la réalisation de l’objectif.

Pour Bourdieu, le capital social est un carnet d’adresse, un ensemble ressources potentiellement mobilisables car on appartient à des groupes ou on a des relations, on nous doit des services etc. Cela facilite grandement insertion sociale et socioprofessionnelle (ouvre de portes et fait la différence). On observe par exemple la création de réseaux d’anciens élèves, réseau social efficace développé par les grandes écoles, ils deviennent un facteur d’attractivité important.

La valeur de notre capital social est proportionnelle/dépend de :

  • notre nombre de liens (accumulation du capital)
  • notre position dans le réseau (trous structuraux), à
  • la valeur de l’engagent réciproque
  • des dettes de services
  • de l’héritage. Selon Bourdieu le capital social est hérité de nos parents, tous les individus n’ont pas le même au départ (différences de capital symbolique), et cela créé des inégalité d’accès aux positions sociales valorisées.

Le capital social suppose un investissement (en temps, argent, effort) mais il est rentable pour arriver a réaliser des fins individuelles ou collectives. L’accumulation de contacts ne suffit pas, il faut aussi les mobiliser pour que l’autre, s’il a la ressource, accepte de nous aider. Il faut donc accumuler le capital social et le mobiliser.


E. Les réseaux et la recherche d’emploi : la force des liens faibles

1. La distinction liens forts – liens faibles

La force du lien se mesure de façon approximative grâce à :

  • la fréquence des relations
  • l’intensité des émotions
  • le degré d’intimité,
  • quantité services réciproques

Il y a une forte probabilité de liens forts entre des gens similaires. Les liens forts sont souvent notre famille, nos vrais amis (on en a peu, mais ce sont des amis sur qui on peut compter). Les adolescents, avec la fréquences de leurs messages, prouvent qu’ils ont besoin de constamment vérifier, valider le lien, de mesurer de la force de relation  grâce par exemple à la disponibilité. C’est une preuve que le lien est faible, car on ne ressent pas ce besoin dans un lien fort. Granovetter affirme que la conséquence des liens fort est l’éclatement de la société en sous-groupes où on se cantonne (en temps).

2. L’impact des liens faibles pour l’insertion socioprofessionnelle

Le liens faibles sont des ponts vers des réseaux extérieurs (reprise des trous structuraux). C’est une autre forme de ressource utile pour notre insertion socioprofessionnelle, dans laquelle il faut savoir aller au delà des liens forts car cela nous apporte des informations nouvelles, que nos proches ne connaissent pas (bien souvent on connait déjà toutes les informations détenues par nos proches). C’est bon pour l’employeur et pour le candidat (économie de temps).

Les réseaux sociaux permettent de développer plus de liens faibles, et le web démultiplie les possibilités. Il est important de se constituer une identité numérique pertinente et d’accumuler liens faibles pour faciliter son insertion plus tard. Il faut activer épisodiquement ces liens (anniversaires). Important aussi pour GAFA, machine learning, enjeu économique, si c’est gratuit c’est toi le produit, économie de plateforme/biface.

Cependant, les réseaux sociaux pourraient être une menace pour les relations réelles en face à face. Dans un sens oui car ils ont un impact négatif sur la cohésion sociale, mais dans un autre sens non car c’st une nouvelle forme de socialisation, plus on s’appelle plus on se voit, mais les algo nous font rester dans bulle de préférence qui augm risques conformisme, manipulation contexte fake news.

Chapitre 5 : Les processus de socialisation et la construction des identités sociales

Socialisation

I. Comment la socialisation de l’enfant s’effectue-t-elle ?

A. Devenir un être social

Dès la naissance l’enfant s’inscrit dans un processus d’apprentissage de normes, de valeurs et de rôles. Cela va lui permettre de s’adapter au monde social qui l’entoure et lui garantir de faire partie de la société dans laquelle il vit. Cet apprentissage se fait au seins d’agents de socialisation (famille, école, groupe de pairs, médias).

  • Norme : règles de conduite et de vie en société, écrites ou pas, que les individus doivent intégrer et respecter.
  • Valeurs : idéaux auxquels les membres de la société adhérent, ce sont des façons de penser de sentir et d’agir considérées comme bonnes, ces valeurs traduisent les normes.
  • Rôle : ensemble des comportements attendus des individus au vu de leur position sociale.
  • Pratique : traduction d’une règle sociale implicite (mais de plus en plus souvent écrites car les jeunes sont parfois non-socialisés : exemple des règles de vie en classe).
  • Rite : rituel connu seulement des initiés, répétés, qui visent à exclure (ex : tcheck).
  • Entrepreneur de morale : personne qui essaie de changer les règles.
  • Socialisation primaire : socialisation durant l’enfance qui permet à l’individu de se construire. Elle se caractériser par sa dimension affective, sa force, et l’influence durable qu’elle exerce sur l’individu.
  • Socialisation : acquisition des normes, valeurs, pratiques et comportements du groupe dans lequel on va. La culture devient nature, c’est l’incorporation.
  • Techniques de socialisation : répétition, identification, prise de rôle / imitation, sanctions-récompenses, essais-erreurs

Ce processus contribue à forger l’identité des individus. Dans la phase de socialisation primaire, l’enfant est très réceptif et malléable : il acquiert de nouvelles pratiques et va s’inscrire durablement dans le monde qui l’entoure.

B. Les acteurs de la socialisation : entre concurrence et coopération

Les différents acteurs de la socialisation se complètent et coopèrent : ils apportent des éléments différents qui permettent à l’individu de se repérer dans l’espace social et de se construire. Par exemple au lycée les professeurs essaient de nous transmettre non seulement des connaissances, mais aussi la manière dont se comporter en groupe, et des règles de vie. Les groupes de pairs, soit ici les élèves, vont influencer par exemple les goûts musicaux, vestimentaires, l’opinion politique.

Cependant, les acteurs de la socialisation jouent parfois des rôles contradictoires. Les normes et les valeurs transmises peuvent être différentes selon les instances de socialisation. Par exemple, on peut constater un écart voire une opposition entre les normes scolaires et les normes familiales.

C. Socialisation différentielle (ou différenciée)

La socialisation primaire et familiale joue un grand rôle dans le processus de différenciation homme/femme car les normes et les valeurs proposées durant l’enfance sont différentes selon le sexe de l’individu. Cela va rendre « naturel » différents comportements et goûts selon le sexe. Par exemple, les parents ne valorisent pas de la même manière certains traits de caractères chez le garçon ou chez la fille, ils ne leurs font pas faire les mêmes activités ou les mêmes jeux…

Un autre facteur de socialisation différentielle est l’origine sociale des enfants. Par exemple, selon les éléments culturels transmis par la famille (cela dépend du niveau de diplôme des parents…) la réussite scolaire de l’enfant pourra être plus ou moins facilitée.

Socialisation différentielle : processus par lequel les normes et les valeurs seront transmises de manière différente à l’individu selon son milieu social et/ou son sexe. Transmission à un individu d’une sous culture par socialisation différente en fonction de la place que le groupe social lui détermine à occuper.

la socialisation différenciée

II. De la socialisation de l’enfant à la socialisation de l’adulte : continuité ou rupture ?

A. Des socialisations après l’enfance

Les normes et les valeurs acquises durant l’enfance lors de la socialisation primaire, contribuent à façonner durablement un individu. Mais pourtant la socialisation se poursuit tout au long de la vie. En effet, l’individu sera confronté à de nouvelles instances de socialisation comme une installation en couple ou la sphère professionnelle. Cette socialisation secondaire s’appuie sur les acquis de la socialisation primaire. Exemple de l’apprentissage des langues : on apprend une nouvelle langue en s’appuyant sur les acquis liés à sa langue maternelle.

Au travers de la socialisation secondaire, les individus doivent adapter leurs comportements et ainsi se reconstruire une identité. Il peut y avoir des changements culturels, le monde professionnel peut amener de nouvelles manières de faire ou de penser…

Socialisation secondaire : socialisation de l’âge adulte qui permet la reconstruction des identités

B. La socialisation anticipatrice

De plus, les individus peuvent chercher à adopter les normes et les valeurs du groupe social auquel ils cherchent à appartenir, se démarquant alors de leur groupe d’origine. On peut prendre pour exemple les étudiants de milieux populaires qui entrent dans de grandes écoles. Ceci s’appelle la socialisation anticipatrice.

  • Groupe d’appartenance : groupe d’où l’on vient, parfois l’individu essaie de ne pas trop intégrer ses valeurs s’il vise un autre groupe.
  • Groupe de référence : groupe dont on veut faire partie, qui a une fonction comparative et normative, cela peut faire naître chez l’individu de la frustration à force de côtoyer des gens de son groupe de référence, alors qu’il a une bonne situation
  • Socialisation anticipatrice : normes et valeurs qu’un individu acquiert en vue d’intégrer un nouveau groupe social

 

 

 

Socialisation

 

Chapitre 4 : Puissance publique et régulation économique

I. Puissance publique et régulation économique

A. Pourquoi la puissance publique intervient-elle dans la régulation des économies contemporaines ?

A propos régulation Richard Musgrave insiste sur : (et aussi stabilisation éco)

1. Garantir un cadre réglementaire (réglementation du marché)

L’Etat organise et régule le fonctionnement marchés par l’intermédiaire d’institutions. Ces institutions sont tout d’abord un ensemble de normes : état réglemente l’emploi de la main d’œuvre, l’activité de crédit des banques ou encore le commerce. Les droits de propriété constituent par exemple des instituions importantes censées inciter les acteurs privés à innover.

Exemples des brevets qui protègent les innovations des entreprises (cependant au final les entreprises ont tendance à trouver le secret plus efficace que les brevets, car pour faire respecter les droits sur un brevet il faut aller en justice, et déposer un brevet implique de révéler ses secrets de fabrication au gouvernement).

Les organismes publics comme la Direction de la répression des fraudes, l’Autorité de la concurrence, l’Inspection du travail, peuvent sanctionner les pratiques de certaines entreprises ou individus quand sont elles sont jugées anticoncurrentielles ou frauduleuses.

Exemple de l’affaire du cheval dans les lasagne, un dessin qui représente la filière viande (dans l’illustration le statut social des personnages s’exprime à travers leurs vêtements) qui représente dysfonctionnement du marché, car le marché ici n’arrive pas à son objectif (la satisfaction du consommateur), et chaque agent renvoie la faute à celui qui le précède dans la chaîne de production, c’est une asymétrie d’information (l’un des agents dispose d’une information supérieure à un autre agent). Un des rôles de l’état est donc d’intervenir pour mieux faire fonctionner le marché.

La monnaie est une institution, car c’est un organisme / habitude / règle de comportement / mode de fonctionnement qui va perdurer et survivre même si les personnes qui le compose meurent. Elle doit être préservée et défendue pour que marché fonctionne (si elle est fausse, si on ne croit plus dans l’institution, elle ne fonctionne plus).

2. Rechercher l’intérêt collectif (allocation des ressources + fonction de stabilisation)

La puissance publique agit pour améliorer l’allocation des ressources (fonction de l’état consistant à lutter contre effets négatifs du marché et à produire des services qui pourraient pas l’être par producteurs privés). L’état peut ainsi compenser limites marché. Quand des services sont jugés essentiels pour une communauté et que tout la population doit y avoir accès, la solution est alors le financement par l’impôt. Les entreprises peuvent profiter de leurs externalités positives : une population formée, la sécurité, des infrastructures diverses.

Les services minimaux nécessaires à la vie collective (fonctions régaliennes : justice police défense armée, biens publics purs) doivent être produits et financés par l’état. Un autre type doit être financé par l’état car financement par le privé est rarement suffisant (routes voies férrées aéroports) mais leur production peut résultat d’un accord entre m’état et le privé.Ce type de biens et services (santé éducation…) n’est pas publiques au sens économique car leur consommation engendre des rendements privés, l’accès peut être y limité à ceux qui acceptent de les financer, alors dans ce cas l’intervention de l’état est justifié par les externalités positives et la volonté d’en assurer l’accès au plus possible de citoyens.

Une partie de la population vit dans des conditions précaires et certains événements de la vie (maladie, famille nombreuse) peuvent entraîner perte de revenus temporaire ou durable. Des organismes comme la sécurité sociale, l’état central et les collectivités locales versent alors des aides pour maintenir en partie les revenus. Par cette fonction de répartition (fonction économique de l’état, redistribuer les revenus à travers prélèvements et prestations sociales pour corriger les répartitions spontanées) la puissance publique assure la redistribution des richesses. La redistribution monétaire de 2012 a permis qu’il n’y ait plus personnes qui ne touche aucun revenu, et a permis d’augmenter le pourcentage de personnes qui touchent entre 650 et 2200 euros. Au final, les écarts de niveaux de vie se réduisent grâce à la redistribution des richesses.

Enfin lorsque conjoncture le nécessite (faible croissance, chômage, inflation) l’état peut mener certains politiques économiques pour soutenir la demande où ralentir sa baisse. C’est une fonction de stabilisation (fonction de l’état visant à agir sur les éconimies selon la conjoncture, lutte contre le chômage ou l’inflation). Par exemple Roosevelt a maintenu les politiques sociales d’indemnisations des chômeurs et a augmenté la part de réserve bancaire consacrées à relancer crédits et a augmenté le pouvoir d’achat de la nation avec de nouveaux travaux. Obama lui a mis en place une baisse des impôts des ménages, des travaux publics pour sauver des emplois, ainsi que des aides fiscales aux entreprises, un investissement écologique et une aide fédérale, le médicaid, ainsi que des investissements dans l’éducation. et éducation.

3. Agir face à des défaillances de marché

– Externalités négatives représente coût pour la collectivité qui finance réparations (dépollution site, sauvetage banques…) par ex : France condamnée par cour de juste de l’UE car certaines zones de captage d’eau respectent pas seuils pollution nitrate/azote autorisé (règlementation jugée laxiste) > externalité négative agriculture engrais azotés car entraine coûts.

– Il existe externalités de production (ex industrie, si la dépollution n’est pas payée par l’ent), et externalités de consommation fumer en public > tabagisme passif sur les tiers. C’est une défaillance car externalités conduisent agents à produire trop ou trop peu par rapport à ce qui serait socialement acceptable (l’industrie produit sans prendre en compte le bien-être des riverains) > couts et benefs privés diffèrent couts et benefs sociaux (innovation technologie + soc – privés rech dev) > prix ne jouent plus rôle mécanisme allocation efficace ressources.

– Interventions pvr publics peut être réalisée à différents niveaux. Si état central ou institutions UE peuvent fixer cadre par lois directives normes (normes éco-quartiers, parkings voitures/ vélos), peuvent aussi réaliser invests ou sanctionner certaines pratiques (ex sanction nitrate vue plus haut). Sur territoire des colls locales se gèrent questions occupation espace, élimination déchets, valorisations initiatives innovantes. Au final interventions peuvent être : locales (villes régions) nationales, supranationales.

B. Comment le budget de l’état permet-il d’agir sur les économies ?

1. Les budgets publiques, instruments de politique économique

– Budget état traduit ensemble de choix réalisés par gouvernement et votés par représentants nation (exemple projet de loi de finances 2015). Budget une fois amendé et voté devient (grâce prélèvements oblis (ensemble impôts directs, taxes, cotisations sociales prélevés par adms publiques, versés par agents écos comme ménages ens) et dépenses) outil de politique éco social environnementale. En France recette état proviennent majoritairement TVA et impôts revenus et société.

– Dépenses publiques (dépense état sécu collectivités locales) > sommes permettant la production de services non marchands et le versement revenus transfert (= distribuer des revenus), ainsi que le financement de la dette. Ex de domaines : école, ens sup recherche, défense, solidarité insertion égalité des chances, sécurité, travail et emploi, charge de la dette.

– Dans contexte croissance lente ou réformes territoriales ou augm besoins pop, autre orgas publics comme sécu connaissent aussi difficultés financement (sécu en déficit. Qd dépenses dépassent ressources > déficits se creusent et orgas doivent emprunter pour honorer dépenses > emprunts viennent s’add aux dettes années antérieures et à hausse endettement collectivité publique en question. Succession de déficits publiques (qd dépenses excèdent recettes orgas publics ont solde négatif appelé déficit, ce déficit concerne somme déficits état sécu collectivités locales) contribue alourdir dette publique (ensemble emprunts effectués par admins publiques sur plusieurs années pour financer excédent de dépenses sur les recettes).

– Collectivités locales sont en déficit, endettement a bondi, est plus de 10% du déficit publique. Dû au fait augmentation des embauches chaque année, hausse dépenses investissements, baisse de dotation de l’état > ont dû puiser dans leur épargne et recours à emprunt pour investir.

2. La production de services publiques

– Par prod non marchande pvrs publics peuvent assurer gamme de services jugés essentiels (sang…). Produits ou financés largement par puissance publique : justice armée tv radios publiques santé éducation. Production non marchande mise à dispo pop gratuit ou quasi gratuit grâce à existence de prélèvement sur activités marchandes, de prélèvement obligatoires.

– Distinction dépenses / investissements discutable car par ex salaire enseignants forment main d’œuvre de demain > c’est plus un investissement que ne l’est un achat de bureaux.

– L’enjeu essentiel : arriver à maintenir haut niveau de services tout en maîtrisant le plus possible les contraintes financières, notamment coupes budgétaires en période de déficit (équilibre financier, organismes comme établissements français du sang, maintient recettes France tv (l’état a choisi de ne plus verser de dotation (versée depuis que pub interdite après 20h) au groupes audiovisuels France tc/média monde qui du coup devra se financer uniquement par la contribution à l’audiovisuel public qui va donc surement augmenter). Pour réduire déficit dettes (état ou sécurité sociale) il faudrait dépenser moins par exemple en privatisant certains secteurs (éducation, santé, retraite) comme c’est le cas aux USA (qui du coup prélevaient 15% de prélèvement obligatoires de moins que la France, en 1990).

3. La fiscalité incitative

– Etat cherche à influencer comportement agents éco à travers choix de politique fiscale (bonus écologiques, taxation plus importante de certains bien comme cigarettes, réduction ciblée cotisations sociales). Ces incitations reviennent à utiliser prix comme un signal : à travers analyse néoclassique qui modélise rapport entre comportement agents écos et prix > est possible de s’interroger sur l’impact et limites de certaines incitations à travers mécanisme incidence fiscale.

– Exs : taxation émission de CO² pour prods de ciment, avion moyen de transport le plus polluant et pas taxé, camion 2e plus polluant mais remboursements taxe > + avantageux que d’autres moyens moins polluants (fleuve, rail) > avantage (niche) fiscale ici frein évolution – consommatrice > signal prix taces sur pollution est contraire objectif réduction CO² : les secteurs + aidés sont les + polluants…

– Certains ressources sont gratuits (air eau vent) > le gouv doit taxer leur usage pour protéger de surexploitation > leur prix = valeur que la société accorde à leur protection > intérêt est envoyer signal prix car chaque prod compare le cout des invests pour réduire prod au cout de taxe.

– Taxe fait bouger offre et demande : si demande dépend pas trop du prix > les consommateurs vont payer taxe, si demande dépend bcp prix > les prods vont devoir « payer la taxe » car faire baisser prix HT pour maintenir le prix et éviter fuite clients. Ce n’est donc pas forcément celui qui donne de l’argent qui paie le taxe.

II. Déséquilibres macroéconomiques et politiques conjoncturelles

A. Les principes des déséquilibres macroéconomiques

1. Demande globale et situation conjoncturelle idéale

– La demande globale (ensemble achats de b et s effectués dans une année donnée) est composée de : conso des ménages (C), investissements des ents ménages (I), dépenses publiques de l’état (G), exportations (X). On distingue demande intérieure (C+I+G) et demande extérieure (X). Mais C peut être compté dans I pour certains économistes car toute dépense de l’état peut être considérée comme un investissement. Donc demande globale= C+I+X.

– Dans pays éco ouverte dépend demande extérieure X donc d’activité et revenus du reste du monde, ex voisin fait une demande de produits. Mais dans pays devs conso ménages en est élem le + important. Niveau demande ménage ents dépend des revenus (qui font augmenter la consommation), prix (mais pas forcément en raison d’anticipations, par ex dans le cas de déflation ou ça baisse de plus en plus donc ils mettent de côté. Mais la plupart des individus pensent être plus malins que les autres > bouchons (effets de composition), ici faillite des ents avant qu’ils achètent) et anticipations agents éco (stabilité future de leur emploi / revenus, pour les ents études de marché si elles vont avoir clients ou pas) et de leur degré de confiance, taux d’intérêt influencent aussi investissements. Dépenses publiques contribuent demande bien privés (ex hôpital).

– Investissement des ents = achat capital fixe (biens de production). Les ents investissent si : demande augmente donc cela dépend de leurs anticipations (ex croissants) / cout de l’argent (elles sont obligée d’emprumpter ou passer au marché financier pour investir ; si taux +, inves – car cout du financement est + élevé). Cela résulte en : augmentation prod > + emploi > – chômage.
– Mais pour investir quand demande trop forte par rapport capacité pro de l’ent, il faut aussi conditions pyschologiques pour prendre des risques au lieu d’augmenter les prix.

– Si demande insuffisante > chômage augmente. Si demande trop élevée par rapport capacité production > inflation qui guette (hausse générale des prix). Le déséquilibre extérieur (déficit ou excédent du compte des transactions courantes (échange b s et revenus entre un pays et extérieur) du compte financier ou de la position monétaire d’un pays) peut être dû à insuffisance ou excès demande globale.

– Situation idéale est une croiss forte avec inflation chômage faible, et un équilibre ou un faible excédent extérieur comme le montre le carré magique de Nichloas Kalder (1971) : mesure de croiss PIB / chômage / solde extérieur (balance courante : ensemble échange b s revenus tranfs entre pays et l’étranger) / inflation > on les place sur des axes, si sont tous au même niv > carré > perfection.

2. Les déséquilibres extérieurs

– Des pays sont structurellement excédentaires (exportent + qu’ils n’importent, Allemagne et un peu espagne) d’autres structurellement déficitaires (contraire, fr).

– L’Allemagne bénéficie d’une spécialisation dans les produits à haute valeur ajoutée, alors que France est pénalisée par l’euro fort (il suscite des débats, car cela peut être désavantage.) et les coûts de production élevés, car elle n’est pas spécialisée dans les produits haut de gamme. Le déficit commercial français baisse, non pas car on voit une augmentation de la compétitivité, mais car on observe une baisse des importations plus forte que celle des exportations. Les exportateurs français ont du mal à se positionner car ils ne produisent ni des produits à forte VA (comme l’Allemagne) ni des produits manufacturés peu chers (Chine).

– Grèce Portugal Espagne ont eu un équilibre extérieur (voire excédent) en 2013-2014 à cause diminution demande intérieure (déflation et effondrement demande et donc effondrement des importations, ça veut dire que l’Espagne est + pauvre > + d’exportations mais c’est pas forcément bonne nouvelle car surprod que personne voulait acheter > déflation > pu vendre + à l’étranger en témoignent petits gains parts de marché > n’ont pas gagné plus d’argent au final car ont vendus leurs produits moins chers qu’avant. Crise a certainement effet durable sur import en Espagne, pas sur excédent allemand.

3. Le chômage : déséquilibre sur le marché du travail

– Le chômage (situation individus sans emploi, à la recherche d’un emploi), élevé dans de nombreux pays depuis les années 70, a augmenté avec la crise de 2008. Ses causes sont multiples selon les vision de l’économie :

Vision keynésienne : insuffisance demande globale : niveau des prix trop élevé par rapport au revenus des ménages > les entreprises réduisent leurs emplois face à la demande faible > encore moins de demande …  Le chômage keynésien est une contrainte de débouchés.

Vision néoclassique : coûts du travail trop élevé, les entreprises produisent moins que ce que la population est prête à consommer et on a pas le plein emploi > chômage classique, contrainte rentabilité. A cela s’ajoute des causes structurelles (gains de productivité, mode de formation des salaires, parfois les qualifications des travailleurs sont inadaptées aux besoins des entreprises…).
– Si les ents sont moins compétitives c’est car peuvent pas faire face à concurrence car sont trop chères, souvent en raison de l’amortissement des couts salariaux. Donc si salaires pas chers, salariés compétitifs et ent compétitive…alors emploient polonais : si une ent fr paye un polonais le double du smic polonais, elle paye quand même deux fois moins cher que si elle embauchait un smic fr, à cause cotisations sociales.

Au final les salaires « trop hauts / bas » expliquent le chômage. En France le choc pétrolier a amené au cas 2, depuis les années on a plus de cas 1.

Paradoxe des deux types chômage : si on prend trop d’une mesure pour lutter contre un chômage, on risque de tomber dans l’autre.

– Chômage a des conséquences délétères :

  • pertes compétences chômeurs (baisse de proba de retour à l’emploi),
  • USA retrait du marché du travail chômeurs découragés,
  • baisse des revenus (5.6 % pop active = chômeurs non rému fr 2012 / augm massive chômage fait baisser à long terme revenus salariaux),
  • pression à la baisse sur les salaires,
  • frein à la consommation,
  • long chômage = signal négatif à employeur potentiel

> freine la demande globale et la croissance baisse (0.4% entre 11 et 12). (VA/nbr emplois > productivité).

– Si emploi baisse et chômage baisse il y a flexibilité du taux d’activité : ex constatant que ya – d’emploi il y a plus de chomeurs qui se retirent du marché du travail que d’emplois supprimés, donc le taux de chômage baisse.

– Arnaques sur les taux de chômage bas : en hollande manipulent stats car au bout de 6 mois ils considèrent chômeurs comme handicapés > – chômage mais + pauvreté. Usa les mettent en statut prisonniers car ce sont souvent pop défavorisé et noir, avec règles 3 récidives. > Comparaison mondiale du chômage est faussée car pas la même façon de mesurer.

– La politique du quinquennat hollande : exonérations de charges sociales pour essayer de – cout du travail > essai de résoudre le fait de diminuer le cout du travail sans faire baisser revenus des salariés > au final état paye à la place des ents > mais que faire pour que l’état ne perde pas ? la logique serait substitution du budget par l’impôt prélevé aux ménages mais hollande a préféré emprunter (l’emprunt était tellement peu couteux qu’au final la dette a carrément baissé alors qu’on a emprunté +) > mais du coup voilà les deux probs de la politique de hollande : l’état est dépendant des taux > et surtout en échange de ça il a tendance à baisser la protection sociale. Au final ça a quand même un peu marché car +30% investissements des entreprises étrangères ex centre recherches drones amazon en France.

4. Inflation désinflation déflation

– Inflation : augmentation générale et durable prix > diminue pouvoir d’achat de la monnaie. Pour Friedman toute augm masse monétaire sup à celle qu’il faut pour assurer transactions (cad si on finances dépenses de l’état par monnaie) > hausse générale prix. Chaque fois que + monnaie, hausse prix. Causes multiples : masse monétaire trop importante pour les besoins des transactions selon les monétaristes, hausse coûts matières premières, conflits relatifs au partage des revenus.

– Années 70 : choc pétrolier. Banques sollicitées 73 (obtiennent monopole financement trésor, il semble que cela vient de corruption giscard d’estaing car elles ont financé sa campagne en échange) pour aider état réduire déficit + ouvriers qui demandent augmentations compte tenu augm cout de la vie, patron ok mais du coup augmentent leurs prix pour garder bénéfices > salariés re-demandent augm > inflation cercle vicieux > : inconvénients ont fait que combattue par politiques économiques : freins et interdictions financer déficit public par création éco / blocage salaires ou interdiction indexation hausse salaire sur hausse prix. A l’époque on a cru Friedman pour inflation mais on aurait pas du car ça venait pas de là.

– Quand une entreprise ne peut pas faire face à la demande qu’elle reçoit : soit elle augmente sa capacité de prod donc fait investissements et embauche car se base sur étude de marché mais c’est risqué car pas sur qu’on aura autant de clients demain (ex des modes genre hand spinner) soit elle augm les prix pour faire baisser la demande mais pas ses revenus, sécurité et solution de facilité, dans tous les cad l’ent ne peut pas perdre d’argent > résulte en inflation

– Maintenant il y a bcp + de concurrence avec la mondialisation > limite les ents de récup sur prix la hausse couts qu’elle subissent > choc pétrolier années 2000 n’a pas provoqué inflation.

– Inflation peut entraîner baisse pvr d’achat si revenus n’augmentent pas au même rythme que prix. Favorise emprunteurs (le remboursement représente de moins en moins par rapport à leur salaire mais banque ont perdu beaucoup d’argent) mais pénalise épargnants, freine exportations mais augmentent importations. Aujourd’hui taux faibles mais inflation encore plus faible : on a tellement bien lutté contre inflation qu’on a de la déflation.

– Cependant crise 2008 a fait ressurgir risque déflation (baisse prix et prod) cette année 0% inflation. Menace ajd zone euro du fait politiques d’austérité / rigueur (diminue dépenses augm recettes). Nv élevé chômage, baisse dépenses publiques, la hausse impôts réduisent demande globale et prix entrainés à la baisse > entraine baisse de la prod et renchérit poids dettes.

– Cercle vicieux déflation : baisse prix > hausse taux intérêt réels (taux d’intérêt – inflation) / nominal / taux inflation > baisse investissements > réduc couts de prod > compression salaires > chute conso et prod > anticipation poursuite baisse prix > report achats et investissements > baisse prix…

B. Quelles politiques conjoncturelles face aux grands déséquilibres

1. La politique budgétaire

– Face à déséquilibre économique état peut augmenter investissements publics : ents doivent alors augmenter prod pour répondre à la demande publique ; emplois et revenus distribués augmentent. Si état investi construction infras c’est une distribution revenus (salaires…) > relancer conso > relancer autre vague de prod mais inférieure (80% ?) car ménages mettent de côté et achats import, tout ne relance donc pas le produit intérieur mais > effet multiplicateur.

– Etat peut à minima laisser jouer stabilisateurs autos. Si revenu augm > + impots > dépensent augm – vite > peut ralentir inflation > puisque impots suivent evol revenu, réduisent flucutations dépense > rendent économie + stable. Si chômage aumg > + paiment indemnités chômage > soutien financier chômeurs > réduisent pas autant conso que si pas indemnités > en limitant baisse dépense, stabi auto rendent éco + stable.

– En cas de crise, mécaniquement, déficit du budget état se creuse > créant un effet multiplicateur. En cas surchauffe et inflation, recettes augmentent dépenses diminuent > activité freinée.

– Après la crise de 2008 état ont utilisé des mesures relance budgétaires d’autant plus efficaces qu’ils ont été prompts à réagir. Mais pays européens ds cadre de leur traité ont rapidement enclenché politiques austérité et n’ont pas retrouvé le niveau de PIB par habitant d’avant crise, sauf all.

– La politique budgétaire (utilisation budget état (dépenses publiques et impôts) pour relancer ou freiner activité éco (agri sur demande globale afin + croiss, atteindre plein emploi, – inflation), est mise en œuvre par gouv qui augm alors dépenses ou réduit impôts) expansive augmente dette publique car pour faire relance, on emprunte. Relance ajd prévoit austérité demain ?

Mais si production intérieure peut répondre à augm demande et si le gouv privilégie dépenses publiques sur réductions d’impôts, la prod nationale peut augmenter et avec elles les recettes fiscales.

– Oui sauf si : prod intérieure + existe travailleurs sous-employés et largement employables > peut rep demande / demande s’adresse prods intérieurs pas étrangers / gouv privilégie dépenses et allègement impôts qui sont en mesure stimuler activité. Si on a tout ça alors efficace > prod nationale augm (activité éco relancée, chômage recule) > hausse rentrée fiscales et baisses dépenses sociales > fournissent excédents recettes pour rembourser dette. Relance a été employée bon escient.

– Traité maastricht limite déficit public 3% PIB / TSCG limite déficit structurel 0.5% PIB > justifie politiques austérité europe.

– Relance principe multiplicateur keynésien : chaque fois qu’état dépense 1€ il reçoit 1.5€ car il a + d’impôts vu que pays + riche.

– Si on donne aides aux français (investissement pour faire baisser le chômage en passant par hausse de la conso) ils peuvent très bien acheter produit allemand avec…pour que la relance marche il faut que tous les pays la fassent ensembles !

2. La politique monétaire

– Face aux difficultés écos, banque centrale peut mettre en œuvre la politique monétaire (utilisation de la masse monétaire (quantité de liquidité fournies à l’économie) et ou régulation monétaire par taux d’intérêts (cout du crédit, technique privilégiée depuis fin 20e > variation taux des opération refinancement auprès banque centrale) pour freiner ou relancer activité éco, mise en œuvre par banque centrale) > augm taux directeurs pour freiner activité en cas infla, baisse pr relancer activité, agit sur taux de change pour lutter contre un déficit extérieur.

– Si les banques répercutent la baisse des taux directeurs sur crédits qu’elles accordent (en faisant payer aux banques leur argent + ou – cher, bce espère qu’elles répercuteront couts sur factures emprunteurs) > + de crédits + monnaie circulation éco > ménages réduisent leur épargne et consomment davantage, les ents investissent + > hausse demande globale relancera croissance. Parallèlement : baisse taux à court terme > rend placement moins attractifs > capitaux quittent le pays (notamment dépôts investisseurs étrangers) > la monnaie se déprécie (euro – demandé marché de changes donc son cours baisse) > favoriser exportations (compéti produits nationaux +) réduire importations (prix s’accroit) > le solde extérieur s’améliore et contribue hausse revenu global. &

– En 2008 les banques centrales ont baissé leurs taux directeurs, mais cela a été insuffisant > elles ont  adopté mesures non conventionnelles cad continuer à faire poli monétaire active alors que taux à 0 :

  • bc doit jouer rôle préteur dernier ressort et fournir toute monnaie nécessaire banques
  • rachat des titres toxiques : bc se substitue au marché en se lançant dans achat titres privés devenus invendables
  • pour facilier 1 et 2 bc modifie pratiques refinancement : + durée, financement direct d’agents non financiers, élargissement liste titres acceptés garantie.
  • fed (fonds eu dev) innové crise : préteur en dernier ressort banques états ents pour empêcher faillites séries redonner confiance. Politique monétisation dette a permis déflation et petit retour croiss.
    (assouplissement quantitatif : baisse des taux mais quand déjà 0, banque injecte argent dans l’éco en achetant titres financiers aux banques (obligations ents, état) afin d’encourager prêts)

– Polis monétaires / budgétaires peuvent avoir effets contradictoires : faut savant dosage chacune pour en corriger déséquilibres.

– Objectif BCE (appliqué zone euro) : stabilité prix et taux infla inf à 2%, peut avoir obj croiss si stabilité acquise. Fed : plus haut niveau emploi possible et stabilité prix.

Chapitre 3 : La monnaie

I. A quoi sert la monnaie ? Les fonctions de la monnaie

A. Fonctions économiques de la monnaie

La monnaie est constituée de l’ensemble des moyens de paiement directement utilisables pour acquérir des biens et des services sur le marché, c’est-à-dire acceptés par tous les agents économiques.

DST : Le processus de division sociale du travail (DST : processus de spécialisation des individus sur des tâches de plus en plus précises) augmente la spécialisation productive = augmente la productivité (l’efficacité productive) et donc le niveau de production.

Le troc : : Il faut donc une institution d’échange des produits en surplus, qui sera d’abord le troc (on échange les surplus productifs, les objets en trop fabriqués à la base pour la consommation personnelle, contre un objet à nos yeux plus utile). Troc = céder la propriété d’un bien en échange de l’orientation des droits sur un autre bien.

Les limites du troc : Comme le troc est peu efficace (double coïncidence des besoins, calcul des valeurs = accord sur la valeur des biens), on invente la monnaie, bien spécial qui devient équivalent universel (point de repère accepté par tous pour calculer la valeur différente de chaque bien). Les biens échangés posent aussi des problèmes de stockage et de conservation dans le temps (coûts de stockage)

B. Les 3 fonctions de la monnaie selon Aristote

  • Intermédiaire des échanges : elle a une fonction transactionnelle (vente, monnaie, achat) et permet ainsi de dépasser les limites du troc. L’échange est divisé en trois étapes : Marchandise –  Argent – Marchandise (cf. analyses de Marx).
  • Mesure de la valeur : la monnaie est un repère (étalon de valeur), unité de compte qui permet de comparer la valeur d’une multitude de biens et services hétéroclites. Il y a un calcul préalable (à la différence d’un échange non marchand, où la mise en place de la relation sociale est plus importante que l’objet de l’échange). De surcroît, peu à peu, la variation du prix devient un signal et une information sur l’état de la relation entre l’offre et la demande, mais l’inflation peut fausser le calcul des agents économiques.
  • Réserve de valeur : la monnaie comme lien entre le présent et le futur, permet de différer dans le temps la consommation (épargne). Cette fonction n’est remplie qu’à condition que le pouvoir d’achat de la monnaie reste constant au cours du temps. L’intérêt perçu sur un placement est en principe la récompense de la non consommation présente, et une parade à l’inflation, hausse générale des prix.
    L’épargne thésaurisée est le stockage de monnaie liquide, on y gagne de la sécurité mais on risque l’inflation.
    L’épargne non thésaurisée est prêtée à la banque ou placée, source de revenu car compensation de l’inflation et de la privation de consommation.

De plus la monnaie a pour propriété d’être parfaitement liquide, c’est-à-dire immédiatement utilisable pour toute transaction.

Vision libérale vs vision keynésienne de la monnaie :

  • Selon Jean Baptiste Say la monnaie n’est pas demandée pour elle-même, elle n’est qu’un voile sur la réalité d’un troc, les produits s’échangent contre des produits, donc une crise de surproduction est impossible.
  • Keynes considère au contraire que la monnaie compte pour elle-même : des agents la désirent en soi pour des motifs de spéculation, de précaution, d’accumulation (épargne)… Il y a donc des disponibilités monétaires non utilisées, écartées de la circulation, qui ne sont pas utilisées pour acheter des marchandises. Celles-ci restent donc en stocks d’invendus, provoquant des faillites d’entreprises et des crises globales de surproduction.

C. Les fonctions sociales de la monnaie

1. La monnaie, support du lien social

Sociologues et anthropologues dénoncent la « fable du troc ». La monnaie existe en fait dès qu’une société se forme, et représente plus qu’un « calcul ». En réalité, l’Histoire montre qu’il existait des systèmes monétaires avant les systèmes de troc.

En effet, la monnaie est aussi un élément du lien social qui ajoute « quelque chose de plus » à la relation économique, et permet de matérialiser, concrétiser des groupes sociaux humains. Elle matérialise une communauté de paiement qui partage une confiance commune dans un symbole, elle est encastrée dans la société et soumise à ses règles.

En cas de crise du lien social et politique (exemple de l’Allemagne en 1920) la monnaie ne vaut plus rien, on l’abandonne et la remplace par des biens substituts dans lesquels on suppose que la population aura plus confiance.

La monnaie ne tient que si le créancier (« celui à qui on doit ») acceptant le paiement d’un débiteur (« celui qui doit »), pense pouvoir se libérer lui-même de ses créanciers avec cette monnaie.

De plus, la monnaie pacifie : avant, pour éviter la guerre, la violence était déviée sur des boucs-émissaires, puis sur des échanges d’objets (ex femmes), la monnaie est mise en place en dernier (x violence).

2. La monnaie, support du lien politique

La monnaie est aussi un instrument politique (le pouvoir est la capacité à se faire obéir) : en raison de l’obligation de payer les impôts en monnaie au souverain, l’assujetti doit se procurer la monnaie, … que seul le souverain se donne le droit de créer (le droit étant parfois, une forme de ratification, officialisation d’un rapport de force).

Le souverain dispose donc d’un pouvoir d’achat illimité sur la production de ses sujets. La monnaie peut ainsi être vue comme un droit sur la production des autres.

Preuve : le roi peut changer la valeur des pièces frappées selon ses besoins du moment (au risque de l’inflation). Bonus : la pièce devient aussi un support de communication politique (les sujets ne connaissant bien souvent la figure du roi que par rapport à son image sur les pièces).

monnaie formes et fonctions

 

D. Les formes de monnaie

Le bien doit être facile à conserver stocker et diviser tout en restant inaltérable et relativement rare. Le bien doit être crédible et susciter de la confiance sur la stabilité de sa valeur, et ne doit pas être trop facilement multipliable (comme le serait, par exemple, une feuille d’arbre).

Les monnaies se dématérialisent :

  • Monnaie marchandise ce type de marchandise peut être facilement détourné, multiplié / trop rare, abîmé…
  • Monnaie métallique (métaux précieux). Quand deux monnaie sont en vigueur la loi de Gresham (16ème siècle) se manifeste : la bonne monnaie chasse la mauvaise (argent quotidien, or épargne)
  • Monnaie fiduciaire (pièces et billets) = d’abord un simple reçu d’un dépôt en banque, puis reçu qui circule en confiance, sans contreparties. Le billet est dépourvu de valeur intrinsèque car c’est un bout de papier qui ne vaut rien en lui-même, si la confiance en la monnaie n’était pas là il n’aurait pas de valeur. Les pièces ne sont plus faites en métal précieux. Inventée en 1656 par le banquier Palmstruck en Suède (billets de dépôts > échange entre gens car + simple > lui émet + de billets qu’il n’a de métal dans ses coffres et fait l’illusion). France en 1710 succès puis faillite > méfiance pendant 100 ans puis la monnaie devient inconvertible en 1939.La monnaie repose sur la confiance. Une monnaie fiduciaire est une monnaie qui repose entièrement sur la confiance que les agents économiques accordent à l’organisme qui l’émet. Ainsi, la valeur d’une pièce n’a aucun lien avec la valeur du métal qui la constitue. De même, la valeur d’un billet ne correspond pas à une contrepartie en métal physique qu’une banque garantirait. Cette confiance se manifeste en général dans un pays mais aussi communauté monétaire exemple €.
  • Monnaie scripturale un jeu d’écriture le chiffre, pas le support : chèque 20% – au profit de > carte bancaire 40% car + sécurisé pas d’imitation, virement 18%, 2% autre, Titre universel de paiement (TIP), e-paiement… (en développement : tout le monde a un compte, presque tout le monde a Internet, essor de l’e-commerce, les commerçants sont équipés, de – en – de monnaie fiduciaire) sur un compte à vue bancaire. L’essentiel de la monnaie est scriptural (57% 1960 > 95% des transactions en 2012) et représente plus de 85% de la masse monétaire totale zone €. Repose aussi sur la confiance.
  • Monnaie électronique décentralisée du type Bitcoin

 

II. Comment l’activité économique est-elle financée ?

A) Différents types de financement

– Le financement consiste à fournir des ressources monétaires à un agent économique en « besoin » (pour ses projets). D’un point de vue macroéconomique certains agents sont « condamnés » à investir et sont donc en situation permanente de besoin de financement, car leur ressources internes ne suffisent souvent pas. Il y a aussi les agents qui couvrent les dettes du passé.

– Le plus souvent (en dehors du cas de l’autofinancement) la ressource monétaire provient des agents qui disposent d’un excès d’épargne, de ressources monétaires, car ils ne dépensent pas totalement leurs revenus : ils sont en situation de capacité de financement.

– Les institutions financières assurent la liaison entre ces deux types d’agents, par leurs activités de collecte de l’épargne et d’octroi de crédit. Liaison pas neutre car transformation quantitative et qualitative.

On peut distinguer trois formes de financements :

  • Le financement interne. Les ressources nécessaires sont obtenues à partir des surplus courants. On parle d’autofinancement (lequel dépend essentiellement de la politique de partage de la valeur ajoutée de l’entreprise, donc du taux de marge, EBE/VA).
  • Le financement externe direct. Les ressources nécessaires sont obtenues à l’extérieur de l’entreprise, en passant par le marché financier primaire, via des actions ou des obligations.Il se développe aujourd’hui massivement (et prennent de l’importance par rapport aux financements bancaires) en raison des 3 D : dérèglementation (suppression des barrières règlementaires empêchant la circulation des capitaux), désintermédiation (développement de la finance directe), et décloisonnement (chaque marché par type ou par aire géographique, est ainsi relié en permanence, 24h/24H) des marchés.
    En 1986 le gouvernement a fait sauter les règles (avant le marché était très fermé), cela a donné lieu à un « big bang », les bourses devinrent accessibles, les entreprises n’eurent plus besoin de passer par les banques.
    Pour elles, il est moins coûteux d’aller elles-mêmes sur le marché que de passer par les banques pour avoir un crédit, mais d’autres coûts sont apparus : risque spéculatif, coût des actionnaires…

    • Soit l’entreprise émet des obligations, dettes négociables remboursée à une date fixe contre un intérêt annuel (obligations pour les entrepriseds, bons du trésor pour les états…). C’est un endettement (comme un crédit bancaire). Par exemple aujourd’hui en France on a une dette publique de 2000 milliards, l’état doit faire de nouveaux bons du trésor pour rembourser les intérêts aux anciens prêteurs.
    • Soit l’entreprise émet sur le marché primaire des actions, des titres représentatifs du capital social de l’entreprise. C’est un financement sur fonds propres et non une dette (car le nouveau partenaire devient propriétaire avec un titre papier).
  • Le financement externe indirect (intermédié). Les ressources nécessaires sont obtenues en passant par un intermédiaire financier (souvent, une banque) en faisant un crédit. La banque peut alors prendre les dépôts des agents en capacité de financement, pratiquer de la création monétaire, ou faire un peu des deux pour compléter

monnaie financement

 

B. Coordination par la banque

Les épargnants désirent en général placer leur argent sans risques (peur de perdre ses « économies »), pour une courte durée (liquidité disponible) et avec une rémunération élevée (taux d’intérêt créditeur élevé).

A l’exact inverse, les emprunteurs utilisent leurs ressources pour des activités obligatoirement incertaines (puisque portant sur l’avenir) donc risquées, pour une longue durée (les ressources nouvelles ne commencent à reconstituer le capital initial immobilisé qu’au bout d’un long délai), et pour un coût modique (taux d’intérêt débiteur peu élevé).

La banque doit faire coïncider les deux, profitent des grands nombres de crédits/dépôts pour réaliser des économies d’échelles et réduisent les asymétries d’informations entre les 2 personnes. Une relation longue durée avec le client lui permet de bien connaître ses caractéristiques.

En résumé, la banque procède à une transformation qualitative en en faisant correspondre des désirs incompatibles entre prêteurs et emprunteurs sur la durée, le niveau de risque, et le niveau de la rémunération.
La banque procède aussi à une transformation quantitative en accordant beaucoup plus de crédits qu’elle ne compte de dépôts. L’emprunteur doit ensuite faire un remboursement avec échéance.

C. L’intérêt et le risque

L’intérêt perçu sur un placement, par un épargnant, est en principe la récompense de la non consommation (pour Keynes, les taux d’intérêt ne récompensent que la renonciation à la liquidité, pas à la consommation des biens et services) présente et une parade à l’inflation, hausse générale des prix. L’intérêt est aussi une manière de se prémunir contre le risque de défaut de paiement de la part du débiteur, ou emprunteur.

Alors qu’en principe un Etat ne peut pas tomber en faillite, il peut subsister des doutes sur la capacité à rembourser un emprunt, doute mesuré par des agences de notation (qui notent de AAA à D-). C’est le cas de l’Etat grec en 2009, qui a dû payer ses emprunts beaucoup plus chers que ses voisins (= taux d’intérêt incluant une prime de risque), en raison de la méfiance des prêteurs (note D- contre AAA pour l’Allemagne).

D. Le marché secondaire des actions : La Bourse

Un actionnaire doit normalement attendre le bénéfice annuel de l’entreprise pour recevoir son dividende, mais il préfère bien souvent aller sur le marché secondaire, la Bourse, pour revendre ses parts et réaliser une plus-value. Ce marché accroît l’attractivité des actions.

L’offre et la demande de titres aboutit à un prix de revente du titre, qui constitue une cotation, qui évolue chaque jour.

Il est donc possible de faire des paris sur l’évolution du cours des titres (= spéculer), paris auto-référencés, de plus en plus déconnectés du « mérite » économique de l’entreprise. La valeur d’un titre peut augmenter subitement (ou l’inverse), sans que les résultats économiques ne le justifient réellement : si les gens pensent que le bien va monter, ils en achètent, et donc le prix monte en effet. Si une entreprise a de mauvais résultats les actionnaires vendent leurs actions et le cours de l’action baisse.

Cela ne devrait concerner normalement que les actionnaires, mais comme les actionnaires nomment les PDG et fixent leurs rémunérations, les PDG bâtissent bien souvent des stratégies à court terme (licenciement, déformation de la VA…), afin d’augmenter les dividendes versés à l’actionnaire qui obtient ainsi une plus-value. Les PDG doivent aussi veiller au niveau du cours de Bourse, car s’il est trop bas, il permettrait à un concurrent de devenir propriétaire, simplement en achetant les actions à bas prix.

Les concurrents peuvent émettre une OPA, offre publique d’achat, c’est-à-dire vouloir acheter les actions du concurrent à un prix légèrement supérieur à celui de son cours afin de réduire la concurrence, se donner une pouvoir sur les clients (atteindre le monopole) et l’entreprise qui en est victime doit soit tout faire pour re-séduire ses actionnaires pour qu’ils ne vendent pas (annonce des dividendes par ex), racheter ses propres actions avec ses fonds ou faire appel à un allié qu’on fait rentrer au capital de l’entreprise (« chevalier blanc »).

Cela pose des problèmes en termes de partage de la valeur ajoutée (voir plus bas). De nombreux analystes considèrent en effet, que le jeu de relations à trois dans une entreprises (salariés, managers, actionnaires) s’est organisé ainsi dans le temps :

  • 1950-1980 : salariés + managers / actionnaires.
  • 1980 bourse stock-option (salaire du manager dépend du cours de la bourse) > salariés / manager + actionnaires. Cela a engendré une baisse des salaires des salariés et une augmentation des dividendes car les actionnaires veulent toujours plus.

Dans le « marché de l’occasion des actions » l’achat-revente des actions ne concerne pas l’entreprise mais seulement les actionnaires, c’est un « effet d’éviction financière ». Le marché financier échoue alors paradoxalement à remplir sa principale mission qui est de procurer une source de financement aux entreprises, car à la fin, la somme globale versée aux entreprises est devenue bien inférieure à la somme que les actionnaires se sont versés entre eux.

III. Qui créé la monnaie ? 

A. Le processus de création monétaire, les banques créent la monnaie

Création ex nihilo, à partir de rien.

L’essentiel de la création monétaire est réalisé par les banques quand elles accordent des crédits à des agents non-financiers ou quand elles achètent des titres comme les bons du trésor ou même des valeurs immobilières (actions et obligations). La banque peut donc accorder plus de crédits que de dépôts contenus en caisse. Symétriquement, lorsque les agents non financiers remboursent leurs crédits, il y a destruction de monnaie. A la fin d’une année, la masse monétaire a augmenté si la création a été supérieure à la destruction.

Quand les banques signent pour prêter, elles peuvent avoir trois types de contreparties, « d’emprunts » dans leur actif :

  • Créance sur l’économie (client emprunteur, qui a signé)
  • Créances sur l’état (le Trésor qui emprunte)
  •  Créances sur l’extérieur (les devises qu’elles possèdent)

B. Un pouvoir de création monétaire limité

La capacité de création monétaire des banques est limitée : la monnaie qu’elles créent n’est que de la monnaie scripturale et elles doivent se procurer de la monnaie banque centrale (monnaie centrale) pour assumer les demandes de retrait en billets de leurs clients. Elles peuvent emprunter aux banques « surliquides » sur le marché interbancaire.

Les banques commerciales doivent faire face à trois fuites : les retraits en billets, les achats à l’étranger et les dépôts d’autre banques.

Liquidité bancaire : capacité à convertir rapidement en moyen de paiement.

Si les deux agents ont la même banque, alors il ne s’est finalement rien passé pour la banque initiale du point de vue matériel et concret. Si les deux agents ont des banques différentes, il y a certes un transfert « matériel », mais les banques se rencontrent quotidiennement (opérations de compensation) pour ne traiter que du solde de leurs échanges (par exemple, si la banque BNP doit 600 millions à la banque Société Générale, et la banque Société Générale doit 595 millions à la BNP, seuls 5 millions passent de la banque BNP à la banque Société Générale, dans leurs comptes respectifs à la Banque Centrale).

C. Les rôles de la banque centrale

Le système bancaire est un système hiérarchisé et supervisé par la banque centrale. Le gouvernement n’a aucun pouvoir sur elle, elle est indépendante depuis 1993.

  • Celle-ci détient le monopole de l’émission de monnaie fiduciaire. Elle mesure et contrôle la quantité de monnaie en circulation dans l’économie de façon à défendre la valeur de la monnaie.
    Elle oblige les banques à détenir des réserves obligatoires en monnaie centrale sur leur compte courant auprès d’elle. La banque qui a accordé un crédit ne doit posséder réellement qu’une toute petite partie (quelques %), sous la forme d’une monnaie dite monnaie centrale, dont il dispose en billets et pièces ou sous la forme d’avoir sur un compte à la banque centrale (base monétaire), car elle doit faire face à des fuites monétaires.
  • La banque centrale contrôle la création monétaire par les conditions auxquelles elle accepte de refinancer les banques (refinancement, leur redonner des ressources). La banque centrale possède un pouvoir illimité sur le marché monétaire, elle peut ajuster le niveau de monnaie disponible sur le marché monétaire en acceptant des titres (prendre en pension) ou en ajustant son taux d’intérêt. Hausse du taux directeur > Hausse du coût de refinancement > Baisse de la création monétaire = Hausse du taux d’intérêt créditeur > Baisse du volume des crédits accordés > Baisse de la consommation des ménages > Baisse de la production fixe des entreprises.
  • Elle tient aussi le rôle de prêteur en dernier ressort en cas de grave crise de liquidité d’une ou plusieurs banques, en augmentant le montant des prêts en monnaie centrale qu’elle leur accorde.

D. Le risque de l’inflation

Pourquoi agir sur le marché monétaire ?

M (masse monétaire) x V (vitesse de transaction, nombre de fois où on utilise une pièce) = P (prix) x T (nombre de transactions).

  • Selon la théorie quantitative de la monnaie, la mission de la banque centrale consiste à faire en sorte que la masse monétaire s’accroisse au rythme des besoins économiques (la BCE, sous l’influence de ce courant de pensée, s’est donné comme unique objectif de lutter contre l’inflation, maintenue à un niveau raisonnable de +2% par an). Trop de monnaie en circulation signifie qu’il y aura de l’inflation (hausse des prix).
  • Par exemple, 20 pièces de 5 euros, permettent de réaliser, 80 transactions réelles, pour une valeur de 100 euros, un jour donné. Si le lendemain, on double le nombre de pièces (40 pièces), les théoriciens quantitatifs considèrent qu’il n’y aura pas d’impact sur l’activité économique réelle (on ne passe pas à 160 transactions !). Du coup pour « absorber » ce surcroît de valeur, les agents économiques modifient leurs prix à la hausse.
  • Cette hausse des prix est considérée comme nuisible pour obtenir de la croissance économique en empêchant les agents économiques de prévoir l’avenir (calculs faussés), et donc d’investir (si j’envisage d’acheter un nouveau four de boulanger pour augmenter ma production de pain, je risque d’être découragé devant le risque d’une augmentation future du prix de la farine, et je peux renoncer à mon investissement).
  • Selon ces théoriciens, l’investissement est financé par une épargne préalable. Si l’on veut encourager la croissance, par l’investissement, il faut donc que les agents épargnent plus et consomment moins.

 

Conclusion : en bref

Banque centrale

– Création de monnaie fiduciaire
– Contrôle la quantité de monnaie en circulation
– Prêteur en dernier ressort

Banques commerciales

– Création de la monnaie scripturale
– Pouvoir de création limité (besoin en monnaie centrale)

image_pdfimage_print
Menu